Rio est lumière et couleurs. Rio est vivante. Rio est pleine de ses défauts connus, violence, inégalités, chaos urbain. Mais Rio chante quand São Paulo consomme et se terre. Deux métropoles qui s'opposent comme appartenant a deux pays différents, deux continents, deux mondes. Rio est océanique, aérienne. Elle est cette confusion humaine effrayante et rassurante à la fois. São Paulo travaille et vous ignore, galerie souterraine, grisaille et indifférence.
Je suis retournée à Rio de Janeiro. Prendre le temps de déambuler dans ces rues chaotiques, celles-là même qui vous mènent des plages huppées aux favelas débordantes de vies balafrées. Et c'est hallucinant. Rio n'a pas d'équivalent. Rio de Janeiro est une ville qui s'épanouit dans une des plus belle baie du monde, a Baia de Guanabara. Une ville entourée de forêt tropicale exubérante, a Floresta da Tijuca. Une ville de relief, de vertige et de rondeurs.
On est montée sur le Pão de Açucar, le Pain de Sucre, une des ces montagnes les pieds dans l'eau. A coups de corde d'escalade et de paysages fantastiques. Imagine-toi sur un petit chemin de rando, les yeux attirés par la mer à perte de vue, des îles éparpillées, des palmiers, des bromélias des cactus, la forêt tropicale… Et cette ville qui s'étend à l'infini. C'est irréel.
Et puis on a profité pour arpenter les quartiers centraux, la plus grosse bibliothèque d'Amérique Latine, le Théâtre Municipale, le vieil aqueduc, les bières légères de cette ville où il fait chaud (ça change de São Paulo ça aussi). Et puis le tramway cahotant (o bondinho), jaune, à la Lisboète (j'ai failli mourir, y'avait plus de place, alors on s'est pendus au tram, mais ce con, il frôle les bagnoles, il ignore les branches et les buissons, on a bien rigolé!). Arrivée à Santa Teresa, foire bitnik (ils sont partout ceux-là), ateliers d'artistes ouverts, fête sur le toit d'une baraque au Largo das Neves (Place des Neiges, quelle ironie), samba até de manhãzinha…
Pensée spéciale à Nati, oui je me suis baignée à Copacabana et Ipanema, saudade garotinha…









