O tempo passa e o mundo fica. O Mano e a Emi foram embora. Deixando para tras de Lisboa o cheiro das lanchonetes da Graça. Vamos, com flores na barrigua. Beleza angustiada.
Um momento unico com você, em frente as gravuras paleoliticas do vale do Côa.
Eternal inconstancia. Ser humano lindo e inutil.
Ficar com a cabeça fria em frente a vida.
Levanta e sacuda poeira e da volta por cima...
vendredi 10 octobre 2008
samedi 1 septembre 2007
Semaine changement de décors
Des rando dans la forêt tropicale, dans la mangrove, sur des plages désertes. Des langoustes et des pic-nic à tire l'arigot. Des traversées en bus à travers des paysages ennivrants et exubérants.
Et puis trois jours de congrès pour clôturer mon stage en beauté. Des rencontres, des conférences et des contacts.
Enfin, retour en tempête sur le vieux continent. Et depuis, la confrontation entre moi et mon ordinateur pour pondre un rapport de stage.
Et puis trois jours de congrès pour clôturer mon stage en beauté. Des rencontres, des conférences et des contacts.
Enfin, retour en tempête sur le vieux continent. Et depuis, la confrontation entre moi et mon ordinateur pour pondre un rapport de stage.
vendredi 17 août 2007
Baia de todos os Santos

Notre voyage dans l'état de Bahia commence par Salvador...
On se la coule plutôt douce, hébergés dans un appartement en front de mer, confondu dans la Baie de tous les Saints.
Salvador est clairement portugaise avec ses rues tordues et ses presque 400 églises souvent colorées, parfois manuelines, toujours dorées et peintes en leur sein.
Pelourinho est un des quartiers anciens, populaire depuis sa construction par les Portugais à leur arrivée autour de 1500. Réèllement Salvador est magnifique... mais pauvre aussi avec ses gosses qui marche pieds nus accompagnés de chiens pouilleux, porteurs de mille maladies inconnues.
Salvador est historique et glorieuse, elle est assoupie sous le soleil et à l'ombre des ses palmiers. Elle vibre de rythme du Candomblé et des Orishas, elle se nourrit des devises des gringos.
Salvador da Bahia, meu deus, cidade loca...

samedi 21 juillet 2007
Rio de Janeiro - Montée du Pain de Sucre
Cidade tropical !
Rio est lumière et couleurs. Rio est vivante. Rio est pleine de ses défauts connus, violence, inégalités, chaos urbain. Mais Rio chante quand São Paulo consomme et se terre. Deux métropoles qui s'opposent comme appartenant a deux pays différents, deux continents, deux mondes. Rio est océanique, aérienne. Elle est cette confusion humaine effrayante et rassurante à la fois. São Paulo travaille et vous ignore, galerie souterraine, grisaille et indifférence.
Je suis retournée à Rio de Janeiro. Prendre le temps de déambuler dans ces rues chaotiques, celles-là même qui vous mènent des plages huppées aux favelas débordantes de vies balafrées. Et c'est hallucinant. Rio n'a pas d'équivalent. Rio de Janeiro est une ville qui s'épanouit dans une des plus belle baie du monde, a Baia de Guanabara. Une ville entourée de forêt tropicale exubérante, a Floresta da Tijuca. Une ville de relief, de vertige et de rondeurs.
On est montée sur le Pão de Açucar, le Pain de Sucre, une des ces montagnes les pieds dans l'eau. A coups de corde d'escalade et de paysages fantastiques. Imagine-toi sur un petit chemin de rando, les yeux attirés par la mer à perte de vue, des îles éparpillées, des palmiers, des bromélias des cactus, la forêt tropicale… Et cette ville qui s'étend à l'infini. C'est irréel.
Et puis on a profité pour arpenter les quartiers centraux, la plus grosse bibliothèque d'Amérique Latine, le Théâtre Municipale, le vieil aqueduc, les bières légères de cette ville où il fait chaud (ça change de São Paulo ça aussi). Et puis le tramway cahotant (o bondinho), jaune, à la Lisboète (j'ai failli mourir, y'avait plus de place, alors on s'est pendus au tram, mais ce con, il frôle les bagnoles, il ignore les branches et les buissons, on a bien rigolé!). Arrivée à Santa Teresa, foire bitnik (ils sont partout ceux-là), ateliers d'artistes ouverts, fête sur le toit d'une baraque au Largo das Neves (Place des Neiges, quelle ironie), samba até de manhãzinha…
Pensée spéciale à Nati, oui je me suis baignée à Copacabana et Ipanema, saudade garotinha…










Je suis retournée à Rio de Janeiro. Prendre le temps de déambuler dans ces rues chaotiques, celles-là même qui vous mènent des plages huppées aux favelas débordantes de vies balafrées. Et c'est hallucinant. Rio n'a pas d'équivalent. Rio de Janeiro est une ville qui s'épanouit dans une des plus belle baie du monde, a Baia de Guanabara. Une ville entourée de forêt tropicale exubérante, a Floresta da Tijuca. Une ville de relief, de vertige et de rondeurs.
On est montée sur le Pão de Açucar, le Pain de Sucre, une des ces montagnes les pieds dans l'eau. A coups de corde d'escalade et de paysages fantastiques. Imagine-toi sur un petit chemin de rando, les yeux attirés par la mer à perte de vue, des îles éparpillées, des palmiers, des bromélias des cactus, la forêt tropicale… Et cette ville qui s'étend à l'infini. C'est irréel.
Et puis on a profité pour arpenter les quartiers centraux, la plus grosse bibliothèque d'Amérique Latine, le Théâtre Municipale, le vieil aqueduc, les bières légères de cette ville où il fait chaud (ça change de São Paulo ça aussi). Et puis le tramway cahotant (o bondinho), jaune, à la Lisboète (j'ai failli mourir, y'avait plus de place, alors on s'est pendus au tram, mais ce con, il frôle les bagnoles, il ignore les branches et les buissons, on a bien rigolé!). Arrivée à Santa Teresa, foire bitnik (ils sont partout ceux-là), ateliers d'artistes ouverts, fête sur le toit d'une baraque au Largo das Neves (Place des Neiges, quelle ironie), samba até de manhãzinha…
Pensée spéciale à Nati, oui je me suis baignée à Copacabana et Ipanema, saudade garotinha…

Colère
Rio de Janeiro possède la beauté qui manque à São paulo. En fait, là n'est pas la question.
São Paulo est consumiste, froide, sombre. Elle broie les âmes et s'enorgueilli de son dynamisme économique et culturel. Culture?!! Certes, les musées sont riches, les fondations plus fortes qu'ailleurs. Certes les performances artistiques et le peu de théâtre qui sort du ventre de ce pays (qui possède pourtant le décorum le plus fantastique qui soit) prennent racine ici. Certes le cinéma, la diversité culinaire parviennent ici à rivaliser avec ces maudits "shoppings centers" qui partout ailleurs sont au centre de la vie brésilienne. Mais pourquoi cette culture s'il est impossible de se parler, de rester immobile, assis dans un parc, sur le banc d'une rue passante, envahies de piétons? A quoi bon transformer l'énergie humaine, qui au Brésil est plus forte qu'ailleurs, en un produit, vendu ou offert, mais un produit qu'on diffuse?
Je cherche cette culture de rue. Je cherche les vieux assis dans la rue. São Paulo avale t-elle ses vieux? Je cherche la spontanéité, la surprise, l'émotion de la rue. Il faut ici des heures pour se rendre sur les lieux de la sociabilité, bar, samba, café, lanchonete. Il faut connaître à l'avance, il faut tout connaître à l'avance.
Ville qui broie les hommes et les énergies vitales. Le pire c'est qu'elle se glorifie d'être la terre des opportunités. Le mélange ne se voit pas, ville de blancs, ville de noirs des rues, ville qui tue son fleuve. Ville grise, ville polluée, ville de la solitude. Réfugions nous au sein de la famille. Et oublions ainsi de transformer cette masse informe en notre maison. Le privé l'emporte sur le public, l'intérieur sur l'extérieur, le connu sur l'inconnu. Vomissement de noirceur et aigreur des couleurs. Je hais São Paulo.
São Paulo est consumiste, froide, sombre. Elle broie les âmes et s'enorgueilli de son dynamisme économique et culturel. Culture?!! Certes, les musées sont riches, les fondations plus fortes qu'ailleurs. Certes les performances artistiques et le peu de théâtre qui sort du ventre de ce pays (qui possède pourtant le décorum le plus fantastique qui soit) prennent racine ici. Certes le cinéma, la diversité culinaire parviennent ici à rivaliser avec ces maudits "shoppings centers" qui partout ailleurs sont au centre de la vie brésilienne. Mais pourquoi cette culture s'il est impossible de se parler, de rester immobile, assis dans un parc, sur le banc d'une rue passante, envahies de piétons? A quoi bon transformer l'énergie humaine, qui au Brésil est plus forte qu'ailleurs, en un produit, vendu ou offert, mais un produit qu'on diffuse?
Je cherche cette culture de rue. Je cherche les vieux assis dans la rue. São Paulo avale t-elle ses vieux? Je cherche la spontanéité, la surprise, l'émotion de la rue. Il faut ici des heures pour se rendre sur les lieux de la sociabilité, bar, samba, café, lanchonete. Il faut connaître à l'avance, il faut tout connaître à l'avance.
Ville qui broie les hommes et les énergies vitales. Le pire c'est qu'elle se glorifie d'être la terre des opportunités. Le mélange ne se voit pas, ville de blancs, ville de noirs des rues, ville qui tue son fleuve. Ville grise, ville polluée, ville de la solitude. Réfugions nous au sein de la famille. Et oublions ainsi de transformer cette masse informe en notre maison. Le privé l'emporte sur le public, l'intérieur sur l'extérieur, le connu sur l'inconnu. Vomissement de noirceur et aigreur des couleurs. Je hais São Paulo.
Festas Juninas
Je suis un peu à la bourre, mais il faut que je vous raconte le mois de juin. Le mois de juin permet à São Paulo de sortir un peu de sa routine travailleuse. Au mois de juin dans tous le Brésil on fête les saints. C'est les fêtes Junina (junho/juin, festas juninas /fêtes de juin).
Le principe est simple. On danse, on mange, on honore les Saints, on décore les maisons et les patios de fanions colorés. Ces fêtes, dans la parties sud du pays, mettent à l'honneur le mode de vie do interior, de la campagne. Alors on a coutume de se "déguiser" : chemise à carreaux et pantalon de toile pour les hommes, cheveux tressés pour les femmes et robe type "du dimanche" (à volants et dentelle, col rond kitchou, un ptit côté Laura Hingales quand on y pense bien). Enfin, chapeau de paille pour tout le monde. Les hommes à moustache et les filles se peignent des tâches de rousseur sur les joues. Jusque là tout va bien. On ne dépasse pas le cliché des genres, mais bon, la tradition est à l'honneur, alors que voulez-vous…
Le but est de se gaver de pop-corn (pipoca), de sucrerie à base de noix de coco et autres cacahuète en buvant du vin chaud et de la cachaça mélangée à des épices (le tout très sucré). Mais le clou de la soirée c'est les danses trad'. La "quadrila" par exemple, directement importé par nos amis les Portugais, aucun doute là-dessus. Rondes, petits ponts où l'ont se glisse en couple, petits pas de côté sur fond d'accordéon et de tambourin. C'est la fête. Il y a toujours un feu de camp au fond du jardin.
Lorsque la fête est plus traditionnelle, il y a aura évidemment une messe. On porte un mât brandissant l'icône de São João (ou un saint collègue) jusqu'à un recoin. Là, on vous invite à frapper le sol avec un bâton (plus l'on frappe plus on vivra longtemps) et à déposer une bougie au pied du mât.




Le principe est simple. On danse, on mange, on honore les Saints, on décore les maisons et les patios de fanions colorés. Ces fêtes, dans la parties sud du pays, mettent à l'honneur le mode de vie do interior, de la campagne. Alors on a coutume de se "déguiser" : chemise à carreaux et pantalon de toile pour les hommes, cheveux tressés pour les femmes et robe type "du dimanche" (à volants et dentelle, col rond kitchou, un ptit côté Laura Hingales quand on y pense bien). Enfin, chapeau de paille pour tout le monde. Les hommes à moustache et les filles se peignent des tâches de rousseur sur les joues. Jusque là tout va bien. On ne dépasse pas le cliché des genres, mais bon, la tradition est à l'honneur, alors que voulez-vous…
Le but est de se gaver de pop-corn (pipoca), de sucrerie à base de noix de coco et autres cacahuète en buvant du vin chaud et de la cachaça mélangée à des épices (le tout très sucré). Mais le clou de la soirée c'est les danses trad'. La "quadrila" par exemple, directement importé par nos amis les Portugais, aucun doute là-dessus. Rondes, petits ponts où l'ont se glisse en couple, petits pas de côté sur fond d'accordéon et de tambourin. C'est la fête. Il y a toujours un feu de camp au fond du jardin.
Lorsque la fête est plus traditionnelle, il y a aura évidemment une messe. On porte un mât brandissant l'icône de São João (ou un saint collègue) jusqu'à un recoin. Là, on vous invite à frapper le sol avec un bâton (plus l'on frappe plus on vivra longtemps) et à déposer une bougie au pied du mât.
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