jeudi 10 mai 2007

Sarau da Cooperifa

J'ai découvert Cooperifa. Et j'ai rechargé mes batteries d'énergies et de poésie. Passé les quartiers chanceux, les boulevards vitrines, supportant une bonne demi heure d'embouteillage, puta transito, au bord du Rio Tiêté qui déborde d'odeurs nauséabondes, le long de la marginale, artère paulista par excellence, nous sommes arrivés dans la périphérie. Peut-être étrange mais je me sens plus chez moi…
Chaque mercredi les gens se réunissent. Ils sont du quartier pour la très grande majorité. Je ne m'avance pas trop si je dis qu'ils sont voisins, copains d'école, cousins, élèves et professeurs, namorados et namoradas, etc. Je ne sais pas dire si l'organisation est ancienne, je ne sais pas raconter son histoire. Mais les choses se déroulent ainsi : les gens se retrouvent dans le bar qui a agrandi sa surface face au succès. Les chaises en plastiques se chahutent autour de tables essentiellement présentes pour supporter les bouteilles de bières blondes emmitouflées dans des étuis thermiques. On se massent aussi debout, entre les interstices, à l'arrière, près du bar, ou tout simplement dehors. Ceux qui n'entendront pas la poésie des autres contribueront à la poésie du moment. On se réunit pour l'amour d'être ensemble. Il y a quelque chose de très sensuel entre ces jeunes da zona sul.

Le but est le suivant : réciter de la poésie. On pense évidemment au slam dans cette zone urbaine où le hip-hop se mélange aux rythmes plus "traditionnels". Mais chacun y va de son propre style, déclaration d'amour, hymne au peuple qui souffre, air de saoul susurré, poésie connue, création perso…

On mange, on se marre, on entre et on sort. Mais l'on fait silence lorsque quelqu'un clame des vers. Un "présentateur" annonce chaque poète. Il y a de tout, des habitués, des angoissés, des mots hurlés, des chuchotements intimidés. Il a y a aussi des trous de mémoires, des encouragements. Il y a ceux qui roulent les mécaniques et les plus "anonymes"…

Cooperifa é cada quarta-feira. Com certeza volta lá.

Cooperifa = cooperativa/cooperação + perifería (banlieue)

6 commentaires:

Unknown a dit…

c´est ancriaiable com emi, peux etre un bonne vision (visão) sur la ville de sao paulo...cantando eu mando a tristeza embora...vamo que vamo

nathy a dit…

Amiguita!!!!!!!!!1
que interesante tu mirada de Sao Paulo.....ya sabes...le tiers monde c'est comme ça..jiji
moi..je suis deja avec ma mere et ma tante dans Bx...en train d 'essayer de faire mon memoire...ahahahahah!!!!!!!
dimanche on part une semaine a Biarritz...yupiiii

tudo ben...un poco d 'estress...quand meme
besitossssss

nathy
pd: c'est quand que tu rentre? j'essai d'organicer mes vacances....

Emi a dit…

Je rentre le 22 aout ma poule, et Ju et moi prévoyons les vendanges en septembre!
Beijos. Adorei!

Oh Live a dit…

salut emiloche !
merci pour la descrsiption
qui donne le ton et l'impression
d'etre dans ta sacoche
pour participer a cette vie de quartier si chaude et animée.

hi hi hi !

bisous
oliv'

cécile a dit…

Hé bien sachez donc que pendant ce temps, je traduis du brésilien vers le mexicain (non c'est vrai y'a un moment où on peut plus dire "portugais" ou "espagnol", soyons honnêtes)...ça m'a donné très envie d'apprendre le portugais (ou le brésilien, c'est selon), et de partir au Brésil...("brazzziill")
besitos

Emi a dit…

Hééé Céc' tu te brésilianise! Mais en quelle circonstance?!