mardi 22 mai 2007

Estou com fome...

São Paulo est une ville ou la typicité n'existe pas. A tous les niveaux. Ville champignon, ville du mélange, Européens, descendants d'esclaves Africains, Japonais, regards indiens... Tout le monde s'est mélangé au point de créer une texture nouvelle. Mais Babylone ne laisse s'épanouir aucune ''typicité''. Ici tout est global. Prenons un de nos chers plaisirs quotidiens par exemple, la bouffe (petite pensée pour Julia).

São Paulo est réputée pour être une des villes au monde où l'on mange le mieux. Et pour cause! On trouve des restaurant de toutes sortes, japonais, italiens, français, arabes, portugais, espagnols, indiens, etc, etc... Sans oublier les incontournables plats brésiliens tels que la feijoada. Les Brésiliens adorent manger. On prend rendez-vous pour manger ensemble, boire des bières, on s'invite à un churrasco (barbecue) pour se remplir la panse de viande (végétariens en très haute difficulté lors des barbecues). En bref, São Paulo ne possède pas de plats traditionnels. Les rues sont cependant le théatres de ventes colorées, tapioca, pop-corn, pão de queijo, cafe, assailli, etc... Les vendeurs de rue installent deux planches sur un chariot et vendent leur bricolent ou des denrées à des passants préssés. Ici on est préssés.

Mais il y a quelque chose de particulier que je vais vous conter. O pastel de feira com caldo de cana... Chaque vendredi, pendant ma pause déjeuné, je vais jusqu'à un petit marché de quartier près de mon taf. La ville en est truffée (bon c'est ce que tout le monde dit). Là, je fais la queue patiemment jusqu’à pouvoir demander mon beignet (pastel de feira), une pâte fine frite dans plein d’huile, un pur moment d’alimentation malsaine mais délicieuse. Il y a en a pour tous les goûts, viande (évidemment), aubergine, tomate séchée, fromage, chou fleur... On se pose sur un banc de fortune, côte à côte, en rang d’ognion, et c’est le panard. Le petit plus c’est le jus de canne. Autrement appellé caldo de cana. Les stands de caldo pullulent sur les foires. On broie des morceaux entiers de canne à sucre dans une machine. Et l’on boit pur, ou mélangé à un autre fruit, le délicieux nectar scandaleusement sucré.

5 commentaires:

Unknown a dit…

adorei...la vie avec le bonne fromage...é bom demais...avec le bonne feijoada, le n]bonne churasco e uma visao da cidade absolutamente maravilhosa...lindo...beijao

cécile a dit…

je crois comprendre que Sao Paulo et México sont des villes assez similaires...et que c'est peut-être là leur "typicité"...
Disfruta!!

lise a dit…

tu as un réel don pour l'écriture, c'est un plaisir de te lire!
on sentirait presque l'odeur des beignets frirent!!

Oh Live a dit…

bon desolé de jouer le trouble fete.
Moi je suis le frangin qui attend des nouvelles en vain!
emi tu as recu mon mail?

Emi a dit…

Oui oui!! Je te répond... Ici il fait un froid de canard, frio de cão...