jeudi 31 mai 2007

Descalços

Je les encore vu longer les parois des kiosques à journaux, la main glissant contre la rampe du métro, assis, le regard espiègle ou voyageur. Ils arpentent la Paulista, artère peuplée, inhumaine, alignement de sombres palais coiffés d'héliports. Mais à présent, conforme à la vague de froid, ils sont vêtus de chaussettes pendantes en leur bout. On ne voit plus leurs pieds usés.

Même déchaussés les enfants des rues semblent résister au froid. Je me demande où ils dorment. Question lugubre. Ils se terrent derrière une couverture, là est leur maison. Ils évoluent en bande. La bouche dégoulinante de bonbons, trésor convoité. Ils ne sont jamais seuls. Ils jonglent, ils courent, ils s'arrachent un bout de je ne sais quoi. Ils semblent invisibles.

Et moi je rentre du taf et je tente de ne pas être prises entre les flux malsains des inégalités de cette ville tentaculaire. Acheter le journal, boire un jus de fruit frais, sortir de ma poche ma carte de métro. Autant de gestes quotidiens qui ne sont plus anodins.

5 commentaires:

nathalie a dit…

amiga...
lo que describes de la realidad de Sao Paolo se repite en tantas ciudades del mundo....mi experiencia personal en Chile es muy violenta...es muy violento acostumbrarse a una desigualdad así de grande...todo el tiempo en la puerta de tu casa...cómo abituarse a la miseria?
un abrazo grande.....

nathy

Emi a dit…

C'est bizarre comme il faut lutter aussi pour ne pas s'habituer...

Je t'envoie des énergies pour ton mémoire... Beijão!

cécile a dit…

C'est exactement ce que je ressens à Mexico DF, je ne vous surprends pas...besos

Mun & Papou a dit…

coucou

Le blog plus de secret pour Mun & Papou

Bisous

Unknown a dit…

Salut

Expériences humaines, sensorielles et émotionnelles. Cette vie à Sao Paulo ne semble pas te laisser de marbre, du coup en te lisant, sans les images, ni les sons et encore moins les odeurs, j'ai un peu l'impression de faire un ballade dans ce nouveau monde.
bjs
Pierre