Arrivée sous la chaleur, l'automne est lourd, et l'air inhabituellement sec à entendre les Paulistanos...
J'ai réussi à passer la douane, alléluia...Une bonne heure d'attente dans un espace vaste mais étouffant. Seulement, il y avait des écrans diffusant les infos et du foot, alors tudo bem...
Le Boliviens furent les seuls à "bénéficier" d'un traitement visiblement différent, appelés en masse et acheminés vers une autre salle... Il m'a semble qu'ils sont très nombreux à être clandestins, alors les Brésiliens semblent "prendre leurs précautions"... Les pauvres et les riches, même rengaine en chaque point du globe...
J'ai la tête un peu dans le cirage lorsqu'on prend la voiture. L'aéroport est considéré comme loin de la ville. 35 km seulement au final ... Moins que Paris - Gargenville... Les distances sont bien moins étendues que je ne l'aurai cru...
Mano nous a dégotté un bon petit nid. J'ai vite fait de me rendre compte que l'on vit dans un quartier assez chic ceci dit. Les gens gravitent autour de quelques quartiers, la ville semble comme découpée, on ne se perd pas dans des quartiers où l'où n'a rien à faire...
J'engloutis visuellement la ville. A travers la vitre de la voiture. A pied. Bien moins verticale que je ne l'aurai crue. La voiture glisse entre les allées arborées et les avenues surfréquentées. En réalité, je suis surprise par le visage de cette ville. Elle ne m'est certes pas familière mais je reconnais tous ses repères. Elle est bien moins minérale que je l'imaginai. Ceci dit, c'est un sacré bordel... Empilement architectural sans planification, routes "anti-piétons", fils électriques striant le ciel ma foi bien bleu, embouteillages et klaxons à souhait.
Ce qui me saute aux yeux, c'est le nombre d'employés que comptent les commerces. La main d'oeuvre est visiblement moins chères et les gens sont partout : vigiles pour garder les rues, les boutiques (assis sur des chaises, sur les trottoirs, abrités sous un parasol ou un arbre), ramasseurs de déchets en tous genres (le recyclage est de vigueur même si je ne sais pas trop où c'est acheminé), serveurs, "rangeurs" de courses au supermarché, vendeurs ambulants... Cette ville est pleine comme un oeuf.
J'ai commencé mon stage. Les gens sont vraiment sympas. Marrant de voir comme nous sommes loin d'être relax en France... J'arrive et la plupart me font la bise! Tous ont le même langage, du cravaté responsable communication, au technicien responsable des serres. "Oi, tudo bem? Seja bemvinda, fica a vontade" ...
Je bosse dans le programme des aires protégées privées. Incitation des propriétaires à classer certains espaces, pérennisation des aires via des projets d'accueil, d'éducation à l'environnement, d'écotourisme, etc. Ma "collègue" est bien cool. Elle vient du Mata Grosso du Sul, à la frontière avec l'Uruguay et la Bolivie, biologiste de formation. Dans dix jours je pars avec elle rencontrer des partenaires au cours d'un atelier de communication pour les membres d'ONG environnementalistes, et ensuite on file à Rio de Janeiro pour une cérémonie d'ouverture d'un nouveau programme de protection du littoral. Beleza!! Ca s'annonce bien.
Je déambule à pied. Petit à petit l'oiseau fait son nid.
Premier week-end passé au paradis, à Ilhabela, une île au large du littoral de São Paulo, à 300 km environ. Route magnifique à travers la montagne et la "mata atlântica". Sur le bateau on est accompagnés par des dauphins! La baraque qu'on nous "prête" est surréaliste, magnifique... C'est le paradis des orchidées, des cascades d'eau douce, des oiseaux multicolores, je plane... On mange du poisson braisé et on part de nuit pêcher le calamar (sans rien ramener, on s'en fout après tout). Enfin bon, rien à dire... Bonne arrivée...
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1 commentaire:
nao percebo nem uma palavra do Frances...mas imagino che fales sobre a maravilhosa esperiencia che estas a vivir gazelle..
Boa sorte para tudo...beijo imenso e um abraço à Leca e ao Gui :P
Comprimenta o Manu
O teu Piccolo!
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